Masson Prieur des Carmes, homme de bien, autant qu'on le pouvoit être dans une mai son ou il n’y avoit aucun ordre; mais sans étude et de si petite portée qu’il ne pouvoit presque parler. Aussi n’eut il jamais la moindre pensée de prendre le bonnet de docteur. si le Pere Bathlès ne l’y eut engage malgré lui, et ceux qui se souvenoient de ses actes parloient encore de la honte et de la confusion qu’ils avoient soufferte en y assistant. Le second etoit M. Etienne Hauguier Prêtre segulier qui avoit toujours de joü et à l’Université sous le nom de St. Douchart, et qui joignoit à son ignorance, une si grande sim¬ plicité, qu’il s’étoit attribué quelques années auparavant, la qualité de prêtre habituel des Carmelites. Le cinquieme étoit Maitre Louis de Basle Curé de St. Bennit Jeune docteur, Ecolier des Jesuites qui avoit eu assez peu de diseretion pour se qualifier lui même daris un acte signé de sa propre main, que toute l'université de Bourgeois doit vû. J’ai Soussigné Venerable et discrette personne Mr. Louis de Basle Curé de St. Bonnet doit en Theologie. Ces trois étoient suivis de deux autres jeunes docteurs qui n’etoient sortis de la classe du Pere Garnier que cette année la même Quelques meprisables que fussent ces 5. docteurs de L’Université de Bourges néanmoins Mr. L’Archevique qui ne se contentoit pas de l’interdiction du P. Guyet et qu’il n’eut exercé depuis ce tems là aucune de ses fonctions Sacerdotales. Voulut scavoir si toute L’Université de sa ville, acceptoit ou rejettoit cet acte Imprimé et publié sous son nom, mais aiant desiré qu’elle s’assemblat. Sur cela les Jesuites firent tant de sollicitations et tant d’intrigues, et particullierement par le moien d'une Veuve dont le mary leur avoit eté toujours devoué qu’ils se rendirent les maitres de cette deliberation, et le resultat de cette a Hemblée fut de deputer deux cordeliers vers le Crelat pour l’assurer que tous les Docteurs qui la composoient avoient une entiere disposition a lui donner toutes les satis factions possibles, et même a faire cesser l'acte dont il se plaignoit, pour vû que l’on trouvât quel que moien de sauver l’honeur de leur faculté et celui du Pere Garnier, Je suite, exception absolüe, et qui detruisoit en 2. ou 3. mots leur prétendue soumission M. L’Archev. De Bourges fut assez mal satisfait de cette reponse, mais la chose en demeura là à leur égard. Il n’en fut pas de même du P. Guyet. Car quoi qu’il fut extraordi¬ nairement pressé par Mde. La Duchesse de Vandadou sa Mere par plusieurs autres de ses proches, de leur sentence de son interdiction, et que les jesuites eussent obtenu plusieurs lettres de la Reine, du Cardinal Magarin et du Roy même pour l’obliger a se relacher en leur faveur; il demeura ferme dans sa premiere resolution, et voiant que le P. Guyet, prétendoit que son Appelle mettoit a couvert de toutes les censures de l’Eglise; il publia contre lui une ordonnance particuliere qu’il fit afficher le 12e. Septembre à toutes les portes de l’Eglise. En voici le contenu Anne Levi de Ventadous &c Mais les Jesuites qui se font un engagement indispensable de la Jungeance n’epargnerent pas ceux que le prelat avoit emploié pour être les consulteurs de sa censure. Le prieur des Augustins qui avoit été de ce nombre, étant allé à son chapitre general de Montmorillon fut deposé de sa charge, il ne fut point retabli en aucune maison de son ordre, sinon pour y vivre en homme prive Mais Mr. de Bourges l’aiant Sçu écrivit en sa faveur au Pere General qui presidoit à ce chapitre, et il en eut une reponse respectueuse, en le lui renvoiant avec asurance qu’il lui donneroit pour demeuroit telle maison qu’il souhaitoit. Le Pere Normand, Superieur de L’Oratoire fut aussi retiré de sa charge par l’intrigue des Jesuites qui en userent de même envers le Pere Boissy Prieur de St. Ambroise contre lequel ils avoient conçu une extreme animosité tant à cause qu’il avoit preté la main à la composition de la Censure. quoique Mr. Cheron en fut le veritable auteur, qu’a cause du Sermon qu'il avoit fait le seudy 17e. Juillet en presence de Mr L’Archeveque et des principaux de la ville, en la solemnité de la fête de St. Thomas de Villeneuve, car il leur avoit perée le cœur, en disant que ce St. etoit venu fort à propos pour autoriser la censure de Mr. de Bourges, touchant les biens Ecclesiastiques, et en montrant que les sentiens de ces deux Archeveques sur cette matiere étoient tout à fait conformes. Et comme ils virent que ce Je suites avoit du credit dans Bourges, n’avoit point de feu aux lettres que son General lui avoit écrites pour l’affoiblir et l‘engager dans leurs intérêts, ils presserent si fort ce superieur de tout son
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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