archieftoegang 215, inventarisnummer 5, pagina 166
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Transcriptie
que par le consentement general de tous les habitans, et protesta qu’en cas que l'on passât outre, d’y resister ouvertement. Le P. du Gresne et ceux de sa section, voiant que cette assemblée leur étoit inévitable, s’assemblerent chez le premier Echevin, et conduirent qu’il falloit solliciter une lettre de cachet, que ce jesuite ne manqua pas de faire venir peu de jours après, et aiant ensuite fait convoquer une assemblée ge nerale, et aiant fait la lecture de cette lettre le premier Echevin, et les Magis trats qui étoient de sa cabale, dirent qu’après les marques de la volonté du Roy, et de son affection pour ces Peres, il n’y avoit pas lieu de deliberer Ils se levoient en effet pour s’en aller lorsque le peuple irrité d’un procedé si inouï, commença a murmurer d’une étrange sorte, et quelqu’un des plus considerables d’entr’eux aiant remarqué quelques termes de la lettre, sur les quels personne n’avoit fait reflexion, il representa avec vigueur, que tant s’en faut que les paroles auxquelles elle étoit conçue fussent favorables aux Jesuites, qu’au contraire elles étoient tout à fait contr’eux; puisque s. M. disoit n’avoir écrit cette lettre, que sur ce qu’on lui avoit donné a entendre que la plus grande partie des habitans consentoient a cet établissement, ce qui étant visiblement faux, il sensuivoit de la une consequence necessaire que S’est M’ne vouloit pas violenter les sentimens des habitans dans une ville qu’il hono¬ roit d’une affection particuliere. Sur cela tout le peuple commença acrier par par diverses fois, vive le Roi Sans Jesuites, et témoignerent tant d’indi¬ gnation contre les Magistrats adherans, que la chose alloit au Tumulte, si les plus opposez aux Jesuites ne se fussent emploiez pour les empêcher, ils ne purent néanmoins y reussit, de telle sorte que le peuple demanda qu’on deli¬ beras pour la derniere fois sur ce pretendu et dangereux établissement. Les partisons des Jesuites confus d’un si mauvais succès, eurent encore recours à la ruse, et dire que dans l’état ou étoient les choses, cela ne se pouvoit faire sans confusion, et qu’ainsi ils prioient que l’assemblée fut remise jusqu’au mercredy suivant, ce qui irrita le peuple tout de nouveau, et il n’y auroit jamais consenti si les plus sages d’entr'eux, qui n’avoient en vue que l’utilité publique, n'eussent usé envers les autres de prieres tropé puissantes, pour leur faire agréer un retardement, dans la crainte qu’ils avoient de quelque evenement tragique, si l’on eût deliberé durant une telle chaleur. Les partisans des Jesuites ne se consolerent de la consternation, ou ce mau¬ vais succès les mettoit inopinement, que par l’esperance de s’en relever par les ca bales qu’ils feroient dans cet interval de tems pour rompre et dissiper l’assem bleé. Pour cet effet ceux de leur faction s’étant trouvé le mercredy devant la maison de ville, selon l’ordre qui leur en avoit eté donné, et n’aiant fait sonner la cloche que deux ou trois fois, quoi que ce fut un jour de police, on envoia dire au peuple qui demandoit a monter, qu’il n’y avoit point d’assemblée,
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 5, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1657-1658. Livre XVII-XX
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