190. à l’issu de la chapelle, de Sorte qu’ils furent contraint d’attendre le Pape. au retour de la promenade et en effet comme il y alla ce jour là, Mr. de la Lane prit le tems qu’ils étoit arrivé dans son antichambre pour lui presenter ces Ecrits et ces Memoriaux, en lui disant en deux mots: saint Pere, Voila un livre de nos Ecritures que nous supplions votre Sainteté delire. Le Pape aiant demandé de quelle part c'étoit, il lui fut reparti que c’etoit de la part de quelques Evêques de france pour Saint Augustin per Sant Agot¬ tino. Le Paperepeta ces deux mots: Sant Agostino avec reflexion, et puis les aiant consideré un peu plus attentivement il dit: so so, qui e, je scai, je sçai qui c’est. Mr. de la Lane ajouta que c'étoit pour faire eclaircir les 5 proposi¬ tions et les deffendre dans le sens de St. Augustin sur quoi sa sainteté faisant signe à un de ses officiers qui le suivoient, qu’il prit le livre et les memoriaux pour les lui apporter en leur donnant sa benediction, et continuant de se retirer il leur dit: sivide adesso es le considerire, encora 10, on examine presentement cette affaire et je la considererai encore aprés Au sortir de Monte canal, ces docteurs se rendirent chez Mr. L'Ambassa¬ deur pour lui rendre compte de ce qui s’étoit passé chez le Pape, mais comme il s’étoit deja retiré, Mr. de St Amour y retourna seul le lendemain, lui aiant dit Comment les choses s’étoient passées, Mr L’Ambassadeur lui repondit, qu’il lui avoit toujours bien dit qu'on servit toutes les diligences necessaires, et comme comme M. de S. Amour lui repartit que l’on n’en avoit pas encore trop fait puis qu’ils n’avoient pu encore obtenir qu’on communiquât leurs primieres Ecritures, il reprit la chose d’un ton plus haut et lui repliqua que cette communication pourroit tirer l’affaire en longueur, et qu’il falloit qu'il sçût que le Roi voulait qu'elle s’ex¬ pediât son intention étant qu’il n’y eût dans son Etat que deux Religions, la Catholique et la Calviniste. Mr de St. Amour répondit à Mr. L’Ambassadeur que de leur part ils feroient tout ce qu’ils pourroient pour en hater l’expedition, mais qu’elle s’expediât bien selon que la Religion catholiquequ’ils croivient deffendre, le demandoit et que si le Roi ne vouloit dans son Etat que deux Reli¬ gions, il ne pensoit pas qu’il voulût y entretenir le Molinisme qu'ils combattoient. Ce Docteur entra encore dans une reflexion plus considerable qui fut agrée par M. L’Ambassadeur, et selon laquelle il lui dit qu’il écriroit ce jour là en france scavoir que le succès du jugement qu’il feroit sur cette affaire étoit incertain vraisent la et que comme il devoit et pouvoit assez rationnablement se faire contre les intentions des docteurs leurs adversaires, il lui sembloit important pour l’honneur du Roi que la Majesté ne prit pas tant de part en ce qui les touchoit afin que si ils venoient a être condamnés comme ils meritoient de l’être, il ne fût pas dit qu’elle eût eté engagée dans un parti qui eut succombé. Mr. L’Ambassadeur l’aiant en gagé de diner avec lui, lui dit après le repas, que depuis que le Roi étoit à Paris, le chapelet de ceux qu’il nommoit „
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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