744 à Rome par tant de calomnies et de libelles injurieux. Ces derniers ne se trompoient pas dans leurs conjectures, car M.r hallier qui s’étoit signalé dans l’assemblée du 2e. jour de Janvier de l'année 1652. en demandant des lettres de tems d’étude en faveur d‛un Bachelier peu agréable aux autres docteurs pour avoir porté autrefois la robe de Jesuite donnoit en toutes rencontres de nouvelles marques de son zele envers une societé qui lui étoit devenüe d’abord redoutable par les menaces qu’elle lui avoit faites, et par l’impression de la terreur lui étoit dans la suitetres chere et très précieuse par le lien d’une etroite conféderation, et par la Societé des mêmes interets. Il ne vouloit point laisser à Mr. Grandin son successeur la gloire de faire lui seul toutes choses pour la satis¬ faction de ces bons peres, et il étoit encore frappé de la harangue que ce syndic avoit faite en la derniere assemblée aux Bacheliers, qui demandaient la grace d’être licenciés; car sous pretente de les exhorter a demeurer fermes dans la doctrine de la faculté, il leur avoit dit qu’ils prissent. garde a ne se point joindre à ceux qu’il prétendoit la deshonorer et la couvrir de confusion et de honte, en se ventant d’avoir d‘autres sentimens que ceux qu’elle avoit eüs devant et après le concile de Trente, ce qui étoit continuer les calomnies contre les disciples de S. Augénie. Il est vrai que l’eloquence de M. Grandin étoit un peu languissante, mais elle ne laissoit pas d’être l’effusion d‘un cœur tout devoué au parti de Molina quelle du 745. quelle apparence donc de voir relever par l'autorité de l’Eglise des personnes que ce docteur decrioit au dela des monts par ses Ecrits dont son cousin le P. Mulard avoit eté le distributeur, et un coup si éclatant qu’auroit été la censure d’un Archevêque publiquement reconnüe pour n’être pas fort en treprenant ne devoit point être capable d’imposer silence à ceux qui trou¬ voient leur principale force de leur cabale a semer de toutes parts des bruits vagues et confus. M. hallier qui avoit toutes ces vües crû que M. du Saussay officiel de Paris ne seroit point inflexible aux Princes qu’il lui feroit en faveur d’une nombreuse et puissante societé. Il savoit que ce vieillard, non plus que lui nétoit pas sans protection, et que l’affaire épincuse de sa nomination a L’Evêche de Toul le mettoit en etat d’avoir besoin de tout le monde, et le reduisoit à une espece de necessité de ne pas choquer les Jesuites, il l’alla donc trouver pour le supplier instamment, ou de retenir entierement cette censure et faire en sorte qu’elle ne parût jamais ou si elle avoit avoir le jour de faire que personne ne pût connoitre que ce fât le libelle d’un Jesuite qui fût fletri par la publication de cet acte juridique. Il trouva dans M. Löfficial toutes les dispositions qu’il souhaitoit, et il tira parole de lui que cette censure ne contiendroit pas le titre du livre, mais exprimeroit seule¬ ment par des termes generaux, qu’elle étoit donnée contre un livre contentieux fait à l’occasion d’un sermon preché à Blois, un tel jour,
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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